PRÉSENCE DE LUMIÈRES

La banque qui contrôle les banques qui contrôlent les banques: LETTRE AUX DÉPUTÉS DU PARLEMENT CANADIEN

 Appel pour un débat démocratique sur la politique monétaire canadienne et mondiale

Lettre ouverte à quarante députés du Parlement du Canada

Montréal, 19 septembre 2016

Mesdames, messieurs les députés,

Bonjour.

L’objectif de ce courriel et de l’essai qui l’accompagne est de réclamer de votre part un vaste débat démocratique, ouvert au public, sur la politique monétaire canadienne et internationale, et sur les pratiques des organismes canadiens chargées de gérer cette politique.Ceux-ci sont la Banque du Canada, le Bureau du surintendant des institutions financières du Canada et l’Agence de la consommation en matière financière du Canada.

Œuvrant dans la plus grande opacité, ces organismes ne rendent des comptes ni aux Canadiens, ni au Parlement du Canada. Ils prennent des initiatives sans mandat démocratique, qui favorisent habituellement les banques au détriment des citoyens.Par exemple, sait-on que la politique monétaire canadienne et mondiale est conçue, mise en œuvre et contrôlée par des banquiers qui se réunissent en secret au sein d’une banque commerciale privée en Suisse? Il s’agit de la Bank for International Settlements.Cette pratique est-elle admissible en démocratie?Par exemple encore, sait-on qu’il est impossibles à un citoyen canadien de porter plainte à l’endroit d’une banque «sur une question concernant le service».

Le dysfonctionnement du système monétaire canadien et mondial est très grave et affecte tout le monde.Il prend la forme d’ahurissantes inégalités économiques, d’un endettement généralisé et hors contrôle, de pratiques abusives de la part de banques et d’institutions financières, de conflits d’intérêts systémiques,  de dispositifs de contrôle complaisants, de collusion institutionnalisée, d’absence de reddition de comptes, d’impunité généralisée des financiers, de spéculations stériles encouragées par les banques centrales, de crimes économiques à répétition largement impunis, de banqueroutes de pays aggravées par les inepties des banquiers internationaux, du dévoiement de la bourse, de la financiarisation de l’économie, de traités internationaux qui favorisent les institutions financières au détriment des citoyens, de justice parallèle, de crise économique mondiale (2008) qui en annonce une autre . . . 

En 2008, le système économique a failli imploser. Beaucoup en ont souffert et n’ont jamais été compensés. Aujourd’hui, les conditions sont réunies pour une nouvelle crise.Les Parlementaires doivent réagir et, suite au débat que je propose, doivent adopter la réforme qui s’imposera.

Je vous remercie vivement.

Cordialement.

Michel Lincourt PhD

Pièce jointe: voir l’essai intitulé La banque qui contrôle les banques qui contrôlent les banques, à la rubrique Essais,

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