PRÉSENCE DE LUMIÈRES

Philosophie des Lumières

J’ai la témérité de lancer mon site Internet qui comporte un blogue.  Celui-ci proposera des thèmes de discussion sur des sujets d’intérêt public.

Les philosophes

La philosophie qui appuiera mes prises de position est celle des Lumières.  Née au XVIIIe siècle, la philosophie des Lumières affirme un idéal, à savoir que si des hommes et des femmes de bonne volonté mobilisent leur intelligence et appliquent leur raison aux problèmes qui les confrontent, ils trouveront les solutions à ces problèmes et amélioreront leur sort.  Cet idéal, qui est aussi un programme, est le mien.
Les Lumières exigent que l’on s’affranchisse des superstitions, des dogmatismes et des intégrismes.
Les Lumières proposent un idéal de vie en société qui se fonde sur la raison, la sensibilité et  l’intelligence.
Les Lumières supposent la démocratie.  Car c’est uniquement par une délibération sereine et rationnelle de citoyens libres et égaux que l’on pourra faire surgir le consensus nécessaire à la paix sociale et à la prospérité de tous.
Les Lumières valorisent le libéralisme comme système de création et de distribution des richesses.  Mais rejettent le capitalisme brutal, la spéculation outrancière, l’endettement démesuré et l’enrichissement abusif de quelques-uns au détriment de tous les autres.
Les Lumières valorisent le bien collectif, sans pour autant négliger les biens individuels.  Un équilibre est recherché entre les intérêts légitimes des uns et des autres.  Le bien collectif est plus que la somme des biens individuels. Les droits de l’un s’arrêtent aux droits de l’autre, et les droits de chacun s’arrêtent à ceux de tous.
Les Lumières affirment que le progrès est chose désirable.  Croire au progrès, c’est imaginer un monde meilleur pour tous, et c’est oeuvrer à atteindre cet objectif.  Il vaut mieux construire maintenant le monde que l’on souhaite pluôt que de laisser la fatalité nous imposer sa médiocrité.  Le progrès, c’est la dignité pour tous.
Les Lumières nécessitent la connaissance afin de comprendre et maîtriser le monde qui nous entoure. C’est pourquoi elles valorisent l’éducation, la recherche et le regard critique sur les choses et sur les gens.  La maîtrise du monde implique le respect de ce monde, c’est à dire le rejet de l’exploitation excessive et du gaspillage.
Les Lumières exigent la libre circulation de l’information et la liberté de s’exprimer à l’abri de la censure et de toutes autres formes de répression.  Mais l’exercice de la liberté exige discipline et responsabilité.
Les Lumières sont une quête du bonheur.  Qu’est-ce que le bonheur?  Un philosophe l’a déjà défini comme la ‘conscience de croître’.  Les Lumières endossent cette définition qui s’applique autant à l’individu qu’à la collectivité.
Les Lumières constituent l’assise idéologique de nos valeurs et de nos institutions, et de nos acquis sociaux, à savoir notamment la liberté, la démocratie moderne, l’idée de citoyen, la laïcité, la conscience sociale, l’éducation pour tous, la libre circulation de l’information, l’éthique (individuelle et collective) basée sur le droit, l’égalité des sexes, l’accès au savoir, la charte des droits dont ceux de penser et de s’exprimer sans crainte de censure arbitraire et, bien sûr, l’aspiration au bonheur.

Michel Lincourt

3 Responses à “Philosophie des Lumières”

  1. Pierre Cloutier dit:

    06 mar, 12 a 20 h 47 min

    Superbe !

    Merci,

    Pierre

  2. Pierre Joncas dit:

    20 mai, 12 a 12 h 58 min

    J’ai pris connaissance de ce texte avec autant de plaisir que d’intérêt. C’est un énoncé succinct, clair, précis et élégant d’observations et de pensées que je partage, sans exception aucune. J’en ferai connaître l’existence à des amis susceptibles d’en profiter.

    Pierre Joncas

  3. Daniel Viens dit:

    02 juil, 13 a 18 h 44 min

    Concernant votre texte sur la religion à l’école:
    Durant des siècles on pouvait lire sur des établissements l’inscription: fides et scientia.
    Plusieurs ont reconnu et reconnaissent la corrélation des deux savoirs, l’un obtenu par les moyens humains des sens, de l’intelligence raisonnable et de l’expérience, l’autre reçu par Révélation.
    Albert Einstein qui reçut une instruction de base dans ces deux savoirs et ayant fait usage d’observations, de réflexions et de raison sur plusieurs domaines de la vie disait que l’homme qui ne reconnait pas l’existance de Dieu ne mérite pas d’exister.
    La théorie du Big Bang qui succède aux siennes, à la quelle 90% des savants actuels adhèrent avance par les observations que l’univers est en expansion et que cette expansion fait déduire qu’en reculant dans le temps on en arrive au rétrécissement qui fut le commmencement où dans une première seconde était un point gazeux d’une chaleur et luminosité et bruit non quantifiable. C’était la première seconde de l’apparition de la matière dans le vide absolu survenu aux environs d’il y a 13 milliards d’années. Ce que le théoricien a appelé le Big Bang.
    Cette théorie rejoint la Révélation biblique du « Commencement »: Au commencement Dieu dit :Que la lumière soit et la lumière fut.
    De cette explosion initiale qui se déploie depuis en galaxies, il y eut une planète ( terre) d’où surgit la vie en développement jusqu’à l’être le plus complexe, l’être humain.
    Le théoricien restant dans le champ de l’astronomie ne va pas jusqu’à se questionner sur la cause de l’apparition soudaine à un moment donné de l’existance de la matière en déploiement. Mais la raison libre porte à supposer Dieu pour avoir une réponse à cette cause sans quoi c’est absurde et absolument.Une explication s’impose comme pour celle d’un horloge comme dit Pascal qui provient de l’horloger.
    Aristote philosophe plaçant la raison comme moyen pour atteindre la connaissance de la vérité sur l’être fit une déduction semblable à la suite de ses observations sur les êtres cosmiques ou planétaires en mouvement déduisant « Qu’un Étre tout à fait premier, immatériel, éternel, ayant toutes les perfections existe nécessairement, et est en arrière de tous les êtres seconds existants. » Cf. Métaphysique.
    Dans votre texte sur la place de la religion à l’école vous semblez en parler comme une information donnée aux enfants qui est faussse, futile , non raisonnable , mensongère, inutile, trompeuse presque, plongeant encore les humains dans un piège.
    Pas nécessairement car une instruction n’est pas une extinction de l’intelligence et de la liberté qui s’exerce habituellemnt dans l’adolescence et après et permet de vérifier la véracité ou non des instructions reçues.
    Quant à ce que vous dites sur la morale qui n’a pas nécessairement son fondement sur la religion mais sur la nature d’où est tiré notre droit civique il s’avère que le Droit actuel devient de plus en plus un droit fondé sur les attentes de la population , un droit démocratique, perdant toute référence à une assise universelle comme celui de la nature observable par tous et donnant le même enseignement lequel en plusieurs point rejoint les règles comportementales des religions comme le respect de la vie, celles des autres ,l’aide aux parents etc.
    Religion et morale naturelle ne s’oppose pas tandis que lois démocratiques peut s’opposer fortement: ex. le respect de la vie du foetus.


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