BOUQUET DE LUMIÈRES

À propos d’économie

Mémoire présenté au Comité des finances de la Chambre des Communes et au Comité des banques du Sénat, Parlement du canada, automne 2008 et hiver 2009.

D’emblée, j’avoue ne pas connaître grand-chose en économie. Mais je ne suis pas plus idiot qu’un autre. En plus, mon fonds de pension est géré par une grande banque canadienne. Donc, le présent marasme économique me préoccupe. Oui, je sais, on nous répète que les banques canadiennes sont en meilleure santé que les autres mais je ne suis pas rassuré pour autant. Car pendant qu’on nous dit que notre système financier résiste bien à la tempête, le gouvernement du Canada injecte des dizaines de milliards de dollars dans nos banques et les banquiers canadiens vendent massivement les actions qu’ils détiennent dans leur propre boutique. Il y a quelque temps, des analystes financiers recommandaient de vendre les actions de certaines grandes banques canadiennes, dont la mienne. Donc encore, je m’inquiète.

Pour me rassurer, j’écoute les experts et les politiques. La plupart baragouinent un verbiage incohérent, certains expliquent assez bien le mécanisme de la crise mais n’en précisent pas les causes, certains disent qu’on est en récession, d’autres, au Canada, disent qu’on n’y est pas encore (c’était à l’automne 2008; aujourd’hui, fin février 2009, on y est), quelques-uns osent des prédictions qui se voient contredites dès le lendemain, mais aucun ne propose une solution d’ensemble. Quant à nos parlementaires, ils ne disent rien, ne font rien. Aussi, vais-je tenter de faire quelques suggestions à ce propos.

Le système

De quoi s’agit-il exactement? Est-ce le libéralisme qui est vicié dans son essence même et par conséquent qu’il faut changer? Ou est-ce un ensemble des dérapages calamiteux au sein d’un système fondamentalement sain, donc des correctifs ponctuels suffiraient.

Je pense que le libéralisme honnêtement pratiqué est un bon système pour la production des biens et services dont l’humanité a besoin. S’il n’est pas dénaturé, ce système est le meilleur pour motiver l’entrepreneurship, encourager l’innovation, susciter une saine émulation, et organiser l’intelligence et le travail des humains en fonction d’objectifs constructifs. En revanche, le néolibéralisme tel que pratiqué aujourd’hui n’est qu’une vulgaire caricature du libéralisme productif. Le système actuel ne produit rien, ne valorise ni l’effort, ni l’intelligence, n’est que spéculation stérile. Ce système-là doit être démantelé.

Quant aux dérapages, ils sont nombreux et doivent être corrigés. Ils touchent les produits financiers spéculatifs, les rémunérations outrancières, les pratiques boursières désordonnées et irrationnelles, l’absence de réglementation, l’avidité pathologique et le cynisme monstrueux des financiers.

Les suggestions qui suivent touchent à la fois la modification du système et la correction des abus.

Un principe

D’abord, pourquoi ne pas nous entendre sur un principe qui présiderait aux activités économiques et financières de la planète et se lirait comme suit : ‘la finance est au service de l’économie et celle-ci au service de l’humanité’.

Par finance, j’entends les banques de tous acabits, les trusts, les fonds spéculatifs, les compagnies d’assurance, les bourses, les courtiers et gestionnaires de fonds, les institutions financières internationales comme le FMI, la monnaie et les politiques monétaires, les cadres réglementaires, enfin tous les manipulateurs d’argent de la planète.

Le mot économie recouvre l’ensemble des activités humaines reliées à la production des biens et services, c’est-à-dire l’agriculture, l’industrie, le commerce, les services, la R&D, etc.

Le terme un peu pompeux d’humanité se veut plus large, plus englobant que le terme ‘social’; en plus du social proprement dit, il recouvre l’éducation, la culture, l’environnement, la lutte contre la famine et la pauvreté, la sécurité, enfin toutes ces activités qui protègent, valorisent, rehaussent la dignité humaine.

Actuellement, les trois domaines (finance, économie et humanisme) opèrent largement en silo, chacun avec des règles qui lui sont propres. Par exemple, personne ne pose jamais la question : Quelle est la raison d’être sociale des fonds spéculatifs (hedge funds)? Non, les hedge funds se justifient par eux-mêmes. Autre exemple : en principe, la bourse devrait être le moyen de lever des capitaux pour financer l’économie (et la spéculation pure ne serait qu’un à-côté marginal de ce marché); or, depuis trop longtemps, la bourse est devenue un casino de spéculateurs dont l’objectif n’a rien à voir avec la bonne santé de l’économie, encore moins avec le bonheur de l’humanité; en somme, les décisions d’investissement s’appuient exclusivement sur des considérations financières. Comme la crise actuelle le démontre, ce cloisonnement est néfaste pour le bien-être des humains. Ce cercle fermé s’est transformé en cercle vicieux. Je suggère de le briser, de lier les décisions financières au développement économique et celui-ci à l’épanouissement humain.

Ce principe signifie que les institutions, les entreprises, la bourse devront se restructurer en fonction de ce principe; et les décisions financières ou économiques devront se prendre à l’aune de ce même principe.

Une autre façon d’énoncer ce même principe est d’introduire la Déclaration universelle des droits de l’homme dans les politiques économiques et financières.

Les économistes

Je comprends leur désarroi. Surtout les néolibéraux qui soutiennent comme vérité tombée du ciel que la croissance est infinie, que le ‘marché’ peut s’autoréguler et que l’État, comprenez le ‘bien commun’, n’a rien à faire dans l’économie, encore moins dans la finance. Devant le désastre actuel, ceux-ci me font penser aux tenants du géocentrisme qui viennent de réaliser que c’est la terre qui tourne autour du soleil et non l’inverse. Alan Greenspan avoue qu’il s’est trompé; ses coreligionnaires de par le monde devraient aussi se battre la poitrine.

Ce qui m’inquiète dans l’action de la plupart des économistes, c’est qu’ils continuent à prétendre pouvoir ‘gérer’ le système qui vient de déraper. Puisqu’ils sont responsables du problème, comment peuvent-ils présider à la solution? Je les vois déjà dans les groupes de travail : plutôt que de chercher loyalement des solutions, au mieux tenteront-ils d’expliquer une conjoncture qui les dépasse, au pire s’évertueront-ils à se justifier. Dans les deux cas, ils seront de peu d’utilité. Dans le débat qui perdure, les économistes devraient avoir l’humilité et le bon sens de se cantonner dans le peaufinage des solutions qui seront conçues par d’autres. Qui sont ces ‘autres’? Ils sont fort nombreux de par le monde : des politiques sensibles au bien commun, des philosophes, des historiens, des travailleurs de l’humanitaire.

En somme, pour paraphraser Clémenceau, l’économie est chose trop sérieuse pour la laisser (totalement) aux mains des économistes.

Le marché

La preuve est accablante, la cause est entendue : le marché ne peut pas s’autoréguler. Par conséquent, il doit être réglementé par une autorité extérieure à lui-même. Les règlements qui encadreront les bourses devraient s’inspirer du principe fondateur énoncé plus haut.

Il faudrait aussi éliminer les conflits d’intérêt dans la manipulation des marchés. Ainsi, les employés des organismes réglementaires, les gestionnaires des bourses et les courtiers ne devraient pas avoir le droit d’investir dans le cadre de ces mêmes bourses. Il faut choisir : joueur ou arbitre. Être les deux en même temps amène le genre de manipulation qui conduit toujours au désastre.

Les marchés devraient être structurés d’une façon telle que l’investissement y soit favorisé, et la spéculation défavorisée. Il faudrait éliminer ou encadrer sévèrement les pratiques spéculatives comme le day trading, la titrisation ou les ventes à découvert. Il faudrait éliminer ou encadrer sévèrement le crédit aux spéculateurs boursiers. Il faudrait éliminer ou encadrer sévèrement les produits financiers qui ne possèdent aucune valeur sociale : tous les futures, les pcaa, les forwards, les swaps de ce monde, en somme tous les produits exclusivement spéculatifs. On me dira que certains de ces produits servent à réduire les risques d’un industriel. Sur cette question, je répondrai deux choses.

D’abord, le capitalisme, dans son principe, implique le risque. Il marche (ou devrait marcher!) comme ceci : j’investis mon capital dans une fabrique de souliers, donc je prends un risque : si je fais de bons souliers, si je gère bien mon entreprise, je vendrai mes souliers, mes clients seront contents, mes employés seront satisfaits, mes fournisseurs seront payés et en bout de ligne je dégagerai une marge, profit légitime parce que j’ai bien géré le risque pris au départ. Mais si j’élimine le risque en le transférant sur la tête de mes employés, de mes fournisseurs ou des contribuables, alors le capitalisme devient un jeu de dupes. Le capitaliste qui ne prend pas de risque n’a pas droit au profit.

Ensuite, il y a d’autres façons de se protéger contre d’éventuels contretemps que le recours à ces produits spéculatifs.

Les hauts et les bas du marché

Il y a une dimension de la finance qui me fascine. D’un côté, on observe une armée de personnages sérieux qui manipulent des instruments mathématiques complexes; de l’autre, on observe sur les marchés des comportements erratiques, à la limite du pathologique. Et les premiers se font les apologistes de cette débilité. Pourquoi? Pourquoi la rationalité est-elle évacuée des marchés financiers? Pourquoi ne pas mettre en place des balises qui tempéreraient les fluctuations folles? Par exemple, pourquoi ne pas automatiquement suspendre toute activité sur une action qui gagnerait ou perdrait plus de 2% dans une journée? Pourquoi ne pas fermer une place boursière qui gagnerait ou perdraient globalement plus de 3% dans une journée. Si cette situation se produisait, alors on pourrait discuter calmement, raisonnablement et prendre les mesures pour redresser une société en difficulté ou en gonflement déraisonnable. Et on ouvre à nouveau le marché lorsque la volatilité et les esprits se sont calmés. Ce que je veux dire par là, c’est qu’il y a sur notre planète des considérations plus importantes que le ‘libre’ fonctionnement des marchés.

Étant donné que, de toute façon, les spéculateurs seraient bridés au profit des investisseurs sérieux qui ont à cœur le succès à long terme de leur société, il est fort à parier que les marchés agiraient d’une façon beaucoup plus raisonnable.

Il faudrait éliminer à la fois la recherche des profits à court terme et celle des profits déraisonnables. Par exemple, un rendement de 5% sur dix ans m’apparaît raisonnable; un rendement de 15% sur trois mois m’apparaît déraisonnable.

La spéculation

Si l’on examine la spéculation à la lumière du principe énoncé plus haut, on arrive à la conclusion qu’elle ne profite à personne, sauf aux quelques spéculateurs. Et elle entraîne des effets pervers sur l’ensemble de l’humanité. Ainsi, ne devrait-on interdire la spécu­lation sur les commodities, notamment les produits agricoles? Il y a sûrement d’autres façons de vendre et d’acheter du blé, du riz ou des fèves soja qu’à travers le jeu erratique des spéculateurs. Parce que, faut-il le rappeler, la moitié de l’humanité crève de faim. Et qu’entreprendre de nourrir correctement cette humanité affamée engendrerait une prospérité planétaire. Au-delà des considérations morales, on peut affirmer qu’un moribond squelettique n’est qu’un faible consommateur de biens et services; un être humain en bonne santé, joyeux et fier de travailler devient à la fois un consommateur et un producteur. L’élimination de la spéculation sur les ‘commodités’ est conforme au principe énoncé plus haut.

La monnaie

Encore la spéculation. À l’automne 2008, l’économie des USA sombre dans le marasme alors que celle du Canada résiste (mieux!). Pourtant le dollar CAD plonge par rapport au dollar US. Pourquoi? Pour justifier cette chute, les gambistes mentionnent la chute du prix des matières premières. C’est une explication un peu spécieuse. Si la valeur d’une devise s’appuie sur la richesse de la nation à laquelle elle appartient, il est faux de prétendre que la richesse collective du Canada a chuté de 16% au cours du mois d’octobre 2008; et pourtant, le dollar canadien a sombré du même pourcentage pendant la même période. Non, le mouvement des devises ne répond qu’à des jeux spéculatifs, marchandage qui ne procure aucun avantage social à qui que ce soit.

En fait, en spéculant sur le taux de change, on dénature la monnaie qui essentielle à l’économie mais qui n’est que trois choses et rien de plus, à savoir un instrument d’échange, un étalon pour comparer la valeur des choses et une réserve de valeur. En somme, la monnaie est un moyen, et non une fin en soi, un moyen pour faire marcher l’économie au service de l’humanité. On devrait considérer la monnaie pour ce qu’elle est et interdire que quelques-uns la prennent en otage à leur profit et au détriment de tous les autres.

Au Canada, on a décidé de laisser flotter le dollars CAD par rapport aux autres devises. Le bien-fondé de cette décision s’estompe dans la nuit des temps. Actuellement, personne ne remet en cause cette politique, personne non plus n’en évalue les conséquences.

Je propose de mettre fin à la spéculation sur les devises et de remplacer cette roulette russe par un mécanisme régulateur basé sur des ententes internationales.

La rémunération

En principe, il est raisonnable que les chefs soient mieux payés que les indiens. En principe aussi, ceux-là possèdent des connaissances, un savoir-faire et un ascendant que ceux-ci n’ont pas. En principe encore, ceux-là prennent des risques que ceux-ci n’assument pas. Mais il y a des limites. Selon moi, la rémunération des hauts dirigeants d’entreprise ne devrait pas dépasser dix fois la moyenne des rémunérations de l’entreprise. Cela signifie que la rémunération annuelle du PDG d’une entreprise dont le salaire moyen serait de 50 000. $ ne devait pas dépasser 500 000.$ [3]. Si le dirigeant veut plus, il lui faudrait augmenter le salaire de ses employés.

Par rémunération, on entend tous les types de rétribution : salaire, bonus, commission, etc.

Dans un tel dispositif, il faudrait éliminer les stock options qui engendrent un conflit d’intérêt nuisible à l’entreprise. N’a-t-on pas vu des dirigeants manipuler la comptabilité de leur entreprise afin d’en gonfler artificiellement l’action, n’a-t-on pas vu des entreprises rentables licencier des personnels afin de faire grimper encore plus la valeur de l’action, c’est-à-dire augmenter la rémunération des dirigeants détenteurs d’actions.

Toutes les actions détenues par un dirigeant devront avoir été acquises à leur prix du marché.

La gestion du capital des dirigeants concernant leur propre entreprise devrait être assumés par un fiduciaire indépendant, comme dans le cas des députés. Par exemple, il faudrait mettre fin à la pratique actuelle qui permet aux dirigeants des banques canadiennes de vendre leurs actions de leur propre banque au moment où la valeur de ces actions plonge.

Qu’on ne me dise pas que si l’on bridait la rémunération de nos cadres supérieurs, ceux-ci iraient offrir leurs services ailleurs. D’abord, si la réglementation était planétaire, les mercenaires n’auraient nulle part où aller. En plus, le marasme actuel de l’économie nous enseigne que la compétence et la prudence de ces ‘chefs’ est largement surfaite.

Le conseil d’administration

En juillet 2007, Rio Tinto achetait Alcan Canada pour 38 milliards $US. Au moment de cette transaction, le président du conseil d’administration d’Alcan a affirmé que le devoir du conseil d’administration qu’il présidait était d’optimiser l’avoir des actionnaires d’Alcan. Je maintiens que cette vision du rôle d’un conseil d’administration est trop restrictive. La responsabilité du conseil d’administration devrait englober le bien-être de toute l’entreprise, à savoir la qualité des produits ou des services émanant de l’entreprise, la bonne rémunération des employés et des cadres, les bonnes conditions de travail, la satisfaction des clients, le respect des fournisseurs, la responsabilité sociale, environnementale et énergétique de l’entreprise, le comportement éthique, et aussi le profit. Il y a là un exercice d’équilibre assez complexe, j’en conviens, mais les membres du conseil d’administration devraient posséder la compétence pour assumer pleinement leurs responsabilités, c’est-à-dire assurer cet équilibre.

En conséquence, il faudrait réformer la législation des entreprises pour clarifier le rôle des uns et des autres, notamment celui des actionnaires. En fonction du principe énoncé plus hait, s’il est raisonnable que ceux-ci aient des droits dont celui de faire fructifier leur avoir, en contrepartie il n’est pas déraisonnable qu’ils n’aient pas des devoirs équivalents. Par exemple, le licenciement d’employés devrait être considéré comme un échec par les dirigeants et le conseil d’administration. La distribution de dividendes et l’augmentation de la rémunération des dirigeants alors que l’on met des employés au chômage devraient être interdites.

Les paradis fiscaux

Bien sûr, il faudrait mettre fin à la fraude fiscale. Les états viennent d’injecter des milliards de dollars, d’euros ou de yens dans l’économie; il est donc raisonnable qu’ils récupèrent les sommes détournées. Selon moi, la solution du problème des paradis fiscaux ne demande qu’une volonté politique des états. Récemment, la Communauté européenne a exprimé cette volonté. De son côté, le gouvernement américain a mis au pas l’UBS coupable d’avoir été l’instrument d’une importante évasion fiscale. Actuellement, il y a un procès impliquant la Deutsche Bank et M&T Bank Corporation (USA) à propos d’un produit financier spéculatif appelé Gemstone VII, lequel est basé aux Îles Caïman.

Il serait raisonnable de faire la lumière sur les fonds spéculatifs qui, étant basés dans un paradis fiscal, échappent à toutes réglementations et à tout contrôle fiscal.

Les banques canadiennes et la réglementation

On affirme que la réglementation canadienne en matière bancaire est l’une des meilleures au monde. C’est peut-être vrai. Mais c’est peut-être aussi un pieux maquillage. Car nulle part n’ai-je vu une étude qui ferait une comparaison critique entres les réglementations des pays du G-20, par exemple. Il y a bien sûr le rapport du Forum économique mondial mais celui-ci, qui classe le système bancaire canadien comme étant le plus solide au monde, n’est guère bavard sur sa méthodologie.

Les banques canadiennes continuent de montrer d’imposants profits (en revanche, le rendement des fonds qui leur sont confiés plonge !) et de répéter qu’elles sont des rocs de solidité. Mais alors, si cela était vrai, pourquoi le gouvernement du Canada (SCHL) et la Banque du Canada (prime rate : 0,1%, etc.) sentent le besoin de leur venir en aide à hauteur de 200 milliards $.

Par ailleurs, il convient de souligner que des pans entiers de la pratique des banques canadiennes échappent aux procédures de résolution de conflit. Par exemple, l’Agence de la consommation en matière financière du Canada ne peut (ou ne veut !?!) recevoir des plaintes relatives aux coûts des produits, aux frais de service, aux frais de cartes de crédit, à la qualité des services, aux politiques régissant l’octroi d’un prêt, etc.

Les taux d’intérêt abusifs

Actuellement, l’intérêt sur les comptes en souffrance des fournisseurs de services (comme Hydro-Québec) et des cartes de crédit se situe entre 18% et 22% par année. A-t-on jamais apporté une justification à cette politique? Je considère que ces taux sont abusifs. Je suggère de les ramener à plus ou moins 10%

Le fossé entre les riches et les pauvres

L’OCDE nous informe que, dans les trois-quarts des pays membres de cette organisation, le fossé entre les riches et les pauvres s’est creusé au cours des vingt dernières années. Et si on étend cette analyse aux autres pays du monde, le fossé devient un canyon. Pourquoi? Quels sont les mécanismes qui font que les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres?

La nécessaire réforme du capitalisme devrait inclure les correctifs pour renverser cette tendance.

Conclusion

Actuellement, le monde fait face à plus d’une crises qui s’imbriquent et s’amplifient mutuellement : la crise financière, la crise économique, la crise alimentaire, la crise environnementale, la crise énergétique et la montée des intégrismes. Le premier meltdown a touché la finance, le second l’économie : espérons que le prochain ne soit pas celui de la planète tout entière.

Michel Lincourt PhD

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